18                        Molière.
quatre petits livres intitulés : le Cocu imaginaire, que le défendeur expofoit en vente, du même jour, avec affignation à lui donnée aux fins de ladite requête par-devant ledit Lieutenant civil, à la requête dudit demandeur ; procès-verbal du commiffaire qui fe feroit tranfporté en la maifon du défendeur en exécution de la fufdite ordonnance dudit Lieutenant civil, con­tenant la déclaration du nommé Journel, imprimeur, qu'il avoit imprimé douze cens exemplaires deladite pièce du Cocu imaginaire et les avoir délivrés au défendeur qui auroit auffi déclaré les avoir retirés, du xxviii- août dernier ; copie de requête préfentée par le défendeur aux requêtes de l'Hôtel, à ce qu'il fût reçu oppofant à ladite ordonnance du Lieutenant civil, du XXVIIl- août, et faifant droit fur ladite oppo-fition, lui faire main-levée de la faine dudit Molière, et, en conféquence, ordonner que le privilège et tranfport du nommé Neufvillaine fera exécuté félon la forme et teneur, et le demandeur condamné en tous dépens, dommages et intérêts, et enfuite eft l'ordonnance portant : « Viennent les parties », et l'exploit d'affignation du xxx- dudit mois d'août dernier ; lettres patentes obtenues par le fleur Neuf­villaine le XXVl- juillet dernier par lefquelles il lui eft permis-d'imprimer ou faire imprimer une comé­die intitulée-: Sganarelle, avec des argumens sur chaque fcène, durant dix ans, et au bas d'icelles eft l'enregiftrement fur le livre de la communauté des